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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 05:49

 

On m’a posé plusieurs questions sur la vie habituelle de gens russes et j’ai réfléchi quelque temps sur la façon du récit sur ce sujet-là. Enfin j’ai trouvé un décision, inspirée par le blog de Christian.

J’ai pensé que ce serait bien si les gens parleraient eux-même, en donnant les réponses à mes questions. Alors, je vous propose une interview et si cela était intéressant j'en ferai de nouveaux de temps en temps.

Je vous demande de me dire, si cette forme est intéressante pour vous. Merci d’avance.

 

Aujourd’hui j’aimerais vous présenter Jaroslava.

Slava

Son prénom est absolument slave et provient de deux mots: “Jarilo” – dieu du soleil et “slavit” - “glorifier”.  On peut traduire ce prénom comme “une personne qui glorifie le Soleil” ou “la gloire du Soleil”. 

Jaroslava est arrivée à Moscou de la ville Koursk (environ 500 km de la capitale) il y a 5 ans, mais en fait elle habite entre la Russie et l’Allemagne parce qu’elle dirige le bureau russe d’une entreprise allemande et est un visiteur fréquent en Europe.

Jaroslava travaille avec les européens depuis longtemps: au début de sa carrière elle aidait à une entreprise chèque à ouvrir son bureau en Russie, puis elle créait une division russe d’une édition allemande, maintenant elle est représentante officielle d’une usine allemande qui produit des revêtements de sol textiles.

Jaroslava communique beaucoup avec les gens différents, russes et européens, et je peux dire qu’elle est un vrai pros des communications, y compris des communications transnationales. C’était le sujet de notre conversation.

 

Dis moi, pour toi-même quelle communication est plus intéressante, avec les Russes ou avec les étrangers?

Bon… Je peux dire que je n’avais jamais de problèmes dans la communication avec mes collègues quand je travaillait aux entreprises russes. Mais quand on travaille pour les entreprises étrangères on se trouve toujours entre deux cultures d’affaires, entre deux cultures en principe. C’est pourquoi on découvre toujours quelque chose à l’étranger et on peux l’employer chez soi.

D’autre part, la plupart d’entreprises européennes ont tout compté et planifié pour plusieurs années en avant tandis qu’en Russie il y a toujours le facteur de force majeure et il faut changer les décisions très souvent et souvent très vite. Cette mobilité ajoute de goût au travail.

 

Et de point de vue d’un étranger cette mobilité – est-elle aussi un trait positif?

Je peux dire, qu’il y a deux groupes de gens qui arrivent en Russie.

Les uns n’ont pas de tendance au aventurisme et leur travail ici c’est un stress pour eux. En outre il faut, peut-être, ajouter l’inconfort de la vie quotidienne: la langue étrangère, les bouchons dans les rues, notre climat qui est plus rude qu’en Europe. Ces gens travaillent en Russie seulement parce que leur salaire est haut et ils ont d'occasions pour faire carrière.

Les autres s’intéressent de faire leurs affaires en Russie. Ils s’adaptent facilement à nos cadres de vie, ils se font des amis russes, d’époux ou d’épouse russe, ils se sentent assez harmonieusement ici. Ils “trouvent leur vague” comme des surfers et je peux dire, qu’ils obtiennent les meilleurs résultats.

 

Mais toi aussi, tu es un “surfer” comme ça, mais un “surfer” russe. Peux-tu nous raconter, quelles idées sur les gens russes tu as trouvé pendant ton “surfing” en Europe?

Comme en général je suis liée avec l’Allemagne, je vais parler de ce pays-là. Pour le moment

vous ne pouvez pas étonner aucun Allemand de votre origine russe. Mais pour la première fois j’y suis arrivée en 2002 et les gens qui m’accueillaient – ils supposaient à voir une jeune fille très maigre et dans les vêtements très usés. À cette époque c’était un cliché absolu sur les gens russes.

 

Je me demande d’où il provient, ce cliché-là...

Eh... peut-être ce sont les personnages de Feodor Dostoïevsky qui ont fait l’image pareille: tous les Russes doivent être mélancoliques et plongés dans les réflexions sur le sens de la vie... Cette image-là était dans la tête d’Allemands qui n’ont pas jamais visité la Russie mais qui ont lu un peu sur le sujet. Mais il y avait les gens qui étaient assez hostiles aux étrangers parce qu’ils nous trouvaient comme la source des crimes et d’autres désagréments dans leur monde bien aménagé. Je ne peux pas dire que nous n’avons pas tout à fait mérité cette appréciation, mais tout dépend de cette personne sur laquelle tu tombes pour la première fois. Tout cela j’ai dit à propos de 2002. Quant à cette entreprise allemande où je travaille maintenant, c’est tout à fait une autre histoire. Un Russe n’y est pas un exotisme pas du tout parce que mon chef a travaillé avec les entreprises russes assez longtemps.

 

Et tes collègues allemands qui arrivent à Moscou pour la première fois, qu’est-ce qu’ils te disent?

Il n'y a pas longtemps un de mes collègues a visité Moscou: il est un vrai professionnel de sa filière qui a son propre affaire. Mais il n’a jamais vu la Russie et toutes les idées qu’il a eu, c’étaient les clichés: Sibérie, samovar, ouchanka et froid.

Il a été nourri des récits sur les gens en gris et noir, sur les édifices gris et noirs – il a eu cette image grise et des idées sur les forêts et le froid. Et en effet il s’est trouvé dans la chaleur presque tropicale, il a vu une ville qui n'est pas assez typique mais qui est – disons – normale, avec des gens normaux, avec une grande quantité des femmes belles, d’autos beaux, des bâtiments... C’est vrai, pour l'essentiel il voyait le centre de Moscou. Nos banlieues il a regardé par la fenêtre d’un taxi et a dit que ce sont deux mondes différents. En outre il était étonné agréablement par le fait que la ville est pleine d’étrangers: il y a beaucoup des groupes touristiques, on peut écouter des langues étrangères aux cafés. Et quand nous nous sommes assis sur un banc dans le jardin du Kremlin, il m’a dit qu'il racontera à tous ses amis qu’il se trouvait que Moscou est une ville où on peut vivre! [Slava rit.] J’ai dit: oui, sans doute, mais pour une bonne vie à Moscou il faut avoir un bon salaire.

 

Et si nous parlerions de ta première visite en Allemagne: as-tu aussi perdu des clichés?

Comme ma famille déménageait beaucoup, dès mon enfance je connais que nos idées sur quelque chose – très souvent elles ne correspondent pas à réalité. Alors, avec l’Allemagne c’était aussi comme ça: quand je suis arrivée, j’ai compris que les gens étaient avant tout les gens et seulement après cela ils étaient les représentants d’une au d’autre nationalité. Par exemple, nous, les Russes, comptons que les Allemands sont ponctuels. C’est vrai si on parle d’eux comme d’employés, quand il s’agit de leur travail. Mais dans la vie privée pas tout les Allemands sont ponctuels: une fois j’attendait mes amis pendant deux heures. Et voilà, ils ont brisé mon cliché sur la ponctualité d’Allemands.

Peut-être, c’est parce que j’habitait en Bavière, parce que j'étais entourée par les gens vraiment merveilleux, j’ai perdu le cliché sur la insociabilité des Allemands – tous mes amis étaient très communicatifs. C’est marrant, mais pour la famille qui m’accueillait c’était aussi la première rencontre avec une personne russe et tous ses membres pensaient la même chose sur moi: que je devais être insociable et sombre. Je peux dire que nous nous avons étonnés réciproquement.

À propos: j’ai apporté à cette famille une tradition russe. Tu sais, les Russes ont une habitude de fêter le salaire, la bourse d'études – bref, le revenu. Même s’il relativement petit, nous partageons la joie avec nos amis en achetant, par exemple, une plaque du chocolat ou une bouteille du vin. J’ai agis comme ça. D’abord cela était étonnant et touchant pour mes amis allemands, puis cet usage s’est adopté. 

Je dois dire que j’ai eu de la chance: je me suis trouvé entre les gens très gentils et bons. Mais je voyais des histoires contraires, quand les gens se heurtaient avec le conflit des mentalités et ne pouvaient pas s’adopter. Je pense, que pour n’importe quel étranger à n’importe quel pays il est très important de trouver les gens qui feront pour lui une ambiance amicale. C’est la condition obligatoire pour prendre goût au pays, à langue et à culture. Mais je t’avoue que les clichés sont un sujet difficile pour moi – je les ai pas beaucoup.

 

Alors, parlons d'autres clichés. Dans les forums français j’ai trouvé quelques opinions sur les Russes – peux-tu les commenter?

On peux essayer, pourquoi pas.


№ 1: les Russes sont moins disciplinés que les Européens, ils viennent très rarement aux rendez-vous à temps.

Si nous parlons de la culture d’affaire en général, mon expérience montre que les gens russes s'efforcent de venir à temps. Mais à Moscou le trafic est bien difficile, il y a toujours des bouchons et c'est pourquoi on se permet d'être en retard de quelques minutes.


№ 2: les Russes sont très directs en affaires.

Mais oui. Les Russes sont directs mais ce ne concerne que les positions égaux: quand un directeur parle avec un autre directeur, par exemple. De temps en temps pendant des négociations j’ai eu à alléger des répliques des représentants d’entreprises russes. Oui, les Russes sont directs en affaires et ils posent des questions très concrètement.


№ 3: les Russes sont nationalistes et peu tolérants par rapport aux étrangers.

Eufff... Tu sais, j’habite Moscou déjà pendant 5 ans et je communique toujours avec les étrangers – le milieu où j’habite n’est pas nationaliste pas du tout. Ici dans une compagnie on peut parler quatre ou cinq langues en même temps et c’est normal. Mais outre Moscou il y a les autres villes russes, et une ville russe ordinaire – c’est un milieu plutôt monoculturel dont les habitants se méfient d'habitude de tous les inconnus sans acception de leur nationalité.


D’accord. Et la dernière question: ton conseil pour un Européen qui vont visiter Moscou pour la première fois. Qu’est-ce le plus important? 

Le plus important? C'est d’avoir ici les bons amis. Tu sais, les gens gentils sont la garantie de ton bon compréhension du pays et de ton bon état dans ce pays. Et ce n’est pas uniquement pour la Russie – c’est correct n'importe où, partout.

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Published by Plume de loin La Plume de loin - dans les Russes racontent
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Basil_de_Moscou_3.jpgDescription: je suis russe, j'habite Moscou et c'est ma ville qui est le personnage principal de mon blog. J'aimerais vous présenter un tel Moscou qui n'est pas officiel.
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