Je suis russe, j'habite Moscou et c'est ma ville qui est le personnage principal de mon blog. J'aimerais vous présenter un tel Moscou qui n'est pas officiel.
A propos du dépôt : clic
et du manège : clic
Depuis ce printemps outre les nuits blanches à Saint-Petersbourg il y a la nuit des bibliothèques à Moscou. Pour le moment des savants ont des hypothèses différentes sur les traits principaux de ce phénomène mais constatent que la population de lecteurs potentiels en Russie n'est pas encore au bord de la disparition. Pour ce faire, il n'y avait qu'à organiser une fête et les bibliothécaires l’ont réussi.
Dans la nuit du 20 au 21 avril, on observait une activité inhabituelle autour de certaines bibliothèques de la ville. Chacune d'elles a promis de travailler jusqu’au dernier visiteur et proposé au public un programme original. Tout pour attirer des lecteurs !
La bibliothèque que j’ai visité, a organisé « le retour en URSS » en présentant tout ce qui avait eu de la valeur aux yeux des soviétiques. Près de l'entrée, on trouvait un défilé d’autos rétros :
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| GAZ 11-73 : produite par l’Usine d'automobiles de Gorki (c’est la ville de Nijni Novgorod qui a porté ce nom de 1932 jusqu'à 1991). |
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| Moskvitch 401, la voiture a été produite à Moscou en 1955 г. |
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| Volga 21 – produite entre1956 et 1970. |
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| Moskvitch 408 - Moscou, 1967. |
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| Zaporojets 965 – la production de l’Usine d'automobiles de Zaporojie, 1968 |
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| Zaporojets 966, on l’appellait « Tchebourachka » ou « l’oreillard » parce que cette voiture a des prises d'air qui debordent. On a produit ce modèle de 1966 jusqu’à 1974. |
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| Moskvitch 412 : la voiture a été produite à Ijevsk en 1971 г. |
Le voyage historique continuait dans le hall de la bibliothèque où les visiteurs trouvaient des automates à jouer qui provenaient de l’époque soviétique
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«Le hockey»
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| « Le tireur d'élite » |
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| « La bataille navale » |

Pas encore fatigues? Non? Alors, quittons le hall pour entrer dans la bibliothèque elle-même.
Ah non! Avant tout il faut s'inscrire :)
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| Pendant cette nuit le service qui abonne des lecteurs travaillait sous le titre de la célèbre affiche soviétique des années 20: «T'es-tu engagé comme volontaire ?» |
Les « engagés » pouvaient voir les autres affiches connues entre les rangées de livres :
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| Elle crie «des livres» cette femme fatale de la litterature russe : c'est Lili Brik, l'actrice, dernière amour du poète Vladimir Maïakovski et la sœur d'Elsa Triolet |
Après quelques pas on découvrait la pièce « d’un appartement soviétique des années 60–70 » avec tous ses éléments obligatoires : un combiné radio-phono, un tapis sur le mur, un fauteuil typique et toute une collection de porcelaine.
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Dans un coin un écrivain parlait avec ses lecteurs, dans l’autre on apprenait à assembler une mitraillette (un exercice obligatoire de la formation scolaire en URSS et actuellement, peut-être, un cours spécial pour des lecteurs mécontents ??)
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A côté un salon de beauté préséntait les coiffures des femmes soviétiques
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Le Mouvement des pionniers... Entendiez-vous ce nom?
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Cette organisation faisait une grande partie de la vie de chaque enfant soviétique. Un jour je vous raconterai, pour en savoir plus tout de suite : clic
Des joueurs d'échecs – en URSS ce jeu était un vrai culte (comme aussi le jeu de dames) et le commerce – le culte de nos jours...
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On peut dire que les Russes ne lisent plus des livres mais au moins on ne peut pas dire qu’ils ne les achetent plus. Il y avait beaucoup de gens qui n’ont pas pu se défendre de devenir d’acheteurs. Le prix moyen était aux alentours de 150 roubles (environ 3,8 euros).
Ah ! Une vraie lectrice : elle continuait à lire même à neuf heures du soir, malgré le bruit et la foule, l’époque et la mode changeantes.
