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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 10:20

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L’homme ne vit pas seulement de pain même s’il prend ses repas dans les monastères. Au moins ceux de Moscou proposent un menu moins ascétique avec les piroguis dans le rôle principal. Il est evident qu’il ne s’agit pas de haute cuisine pourtant cela donne un bon thème de pèlerinage touristique.

Voici les endroits moscovites où on peut manger religieusement en tous les sens. On commence par les 3 les plus proches du pouvoir central.

 

1) Réfectoire du monastère Notre-Dame du Signe

Manger à Moscou : piroguis les plus orthodoxes
Manger à Moscou : piroguis les plus orthodoxes
Manger à Moscou : piroguis les plus orthodoxes

Endroit : les murs massifs, les petites portes en bois – bien venu au XVIe siècle avec un certain confort contemporain. Une salle 4x4: quatre tables, chaque pour quatre personnes - c'est modeste mais très calme surtout après la Place rouge qui est à deux pas.

Menu : les piroguis dit classiques – au chou, aux champignons, aux pommes. Pour les amateurs d’exotisme il y a la kovrijka (коврижка) – une variété de pain d’épice au miel (un peu sèche à mon goût). S’il n’y a pas de jeûne, le menu comprend aussi les piroguis à la viande et au poulet.

Le prix tourne autour de 40 roubles – 0,6 euro environ.

Pas de plats sérieux à l’exception de soupe du jour. Tout vient de la cuisine du Monastère Notre-Dame du Signe auquel cette entreprise appartient juridiquement et de point de vue de l’architecture.

Aux alentours : le Kremlin, une section des Murailles de Kitaï-gorod, l’Ancienne Cour anglaise - le berceau de la diplomatie du pays et celui de la deuxième dynastie russe – la Résidence des boyards Romanov. Les deux sont musées. Plus un énième chantier à la place de l’hôtel « Rossiya ».

Horaire : de 9h à 19h

Adresse : 8 b, rue Varvarka (Варварка, 8б), sur le plan : clic

 

2) Réfectoire de la cathédrale d'Elie le Prophète

Manger à Moscou : piroguis les plus orthodoxes
Manger à Moscou : piroguis les plus orthodoxes

L’endroit ne se manifeste pas tout de suite. Cet abri de piroguis est très petit – seulement 4 tabourets et de plus la cathédrale qui le possède a perdu son clocher en 1923 et depuis elle reste peu visible pour l’oeil touristique. Ceux qui gagnent ce cache-cache, ont le grand prix sous forme d’un étalage de piroguis décalés

Menu comprend par exemple ceux aux lentilles, aux haricots, au chou et poivron, aux carottes et raisin sec. Il y a aussi les farces traditionnels : pommes, cerises, airelle rouge pour le prix de 30 à 50 roubles (0,2-0,7 euro).

Si vous parlez russe, la vendeuse vous raconte très volontiers les histoires de son travail. Par exemple, celle sur 14 Français qui visitaient la réfectoire pendant 15 jours pour leur « café-croissant pirog » du matin. La machine à café l’a survécu à peine étant presque aussi vieille que les témoins de la première invasion française en 1812.

Aux alentours : à part cet objet d'antiquaire, parmi les curiosités voisines il y a : le Kremlin, la rue Varvarka mais avant tout la Place de Bourse avec tout un ensemble de bâtiments édifiés entre le XVIe et le XXe siècle.

Horaire : de 9h à 20h

L’adresse : 3/8, rue Iliinka (Ильинка, 3/8), sur le plan : clic

 

3) Réfectoire du Monastère Saint-Pierre-le-Haut

Manger à Moscou : piroguis les plus orthodoxes
Manger à Moscou : piroguis les plus orthodoxes
Manger à Moscou : piroguis les plus orthodoxes

L’endroit est dans les murs du couvent c’est pourquoi il faut penser un peu au code vestimentaire. On ne vous met pas dehors à cause de vos shorts mais un dicton russe dit qu’il ne faut pas aller avec sa charte à un monastère étranger. A propos, celui-ci existe dès le XIVe grâce au métropolite Pierre qui a déménagé de Kiev à Moscou en déterminant ainsi la supériorité future de la ville. Pendant l’époque soviétique le monastère abritait une communauté clandestine des moines et plusieurs commounalkas officielles.

Pour le moment les laïques et la confrérie continuent à se rencontrer dans les murs du couvent : la réfectoire dont je parle est visitée par les moines et il m’est arrivé d’y voir les prêtres parlant par les portables

Menu est plus sérieux que dans les abris précédents. Les piroguis sont présent – au cerise, aux pommes, aux graines de pavot, à la cannelle etc pour 35-40 roubles (0,4-0,6 euro environ). A part ça, on peut se procurer des salades – à partir de 60 roubles (0,8 euro), soupes – 75 roubles (1 euro environ), les plats de résistance sont toujours de poisson et coûtent à partir de 120 roubles (1,7 euro).

Si vous parlez russe la vendeuse vous racontera mille histoires sur le couvent. Entre autre ce qu’à l’époque soviétique, dans la réfectoire il y avait un atelier de couture appartenant à l’ensemble des danses russes Bériozka. Ses danseuses s'entraînaient à leur célèbre « démarche flottante » (pour voir : clic) à la deuxième étage du même bâtiment - il y avait leur salle de répétition.

Aux alentours : le musée d'art contemporain de Moscou (25, bât.1, rue Pétrovka), l’Anneau des boulevards, le jardin Hermitage et ses théâtres, le bd Tsvétnoy et le Vieux Cirque avec le monument à Youri Nikouline.

Horaire : de 10h à 18h mais attention : le réfectoire peut être archicomble les jours des fêtes religieuses.

L’adresse : 28, bât. 2, rue Petrovka (ул. Петровка, 28, строение 2), sur le plan : clic

 

La suite : clic

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Published by Plume de loin La Plume de loin
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Basil_de_Moscou_3.jpgDescription: je suis russe, j'habite Moscou et c'est ma ville qui est le personnage principal de mon blog. J'aimerais vous présenter un tel Moscou qui n'est pas officiel.
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