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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 03:52

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Permettez-moi de vous présenter une dame dont le prénom est aussi rare pour Moscou que son métier. Oulïana est chocolatière. Il y a un an elle a commencé à travailler avec le chocolatchocolat artiste 02 comme une amaterice passionnée. Maintenant elle vend déjà ses friandises, elle a sa propre clientèle et va participer au Salon du chocolat à Paris, cette fois comme visiteuse mais qui sait...

 

Oulïana, pourquoi tu as choisi ce métier?

À vrai dire, je ne suis pas confiseuse, je suis psychologue et après l’université j’ai travaillé dans un fonds de charité. À cette époque-là mes collègues blaguaient: “Il te faut ouvrir ton propre café” – c’est parce que j’aimais toujours cuisiner, surtout des friandises, pour moi c’est un processus créatif. C’est pourquoi pendant mon congé de maternité quand j’ai eu du temps libre j’ai commencé à expérimenter avec des recettes. D’abord je les trouvais dans les blogs, j'apprenais la théorie de la confiserie et puis j’ai commencé à créer mes propres recettes. Enfin j’ai compris que je ne voulais pas revenir à mon ancien travail. Je voulais ouvrir ma pâtisserie: petite, familiale, ressemblante à celles de France ou de Belgique. J’ai compris que le matin je veux préparer du pain frais, le pétrir, le mettre à cuire – pour que les gens viennent dans ma pâtisserie en sentant son odeur... J’ai parlé de cette idée avec mon mari et il m’a appuyé tout de suite. Il sait donc que je sais cuisiner! Il m’a dit: “Il faut chiffrer le coût”. C'était 3 millions de roubles (environ 75 000 euros en 2010). Nous avons cherché un crédit mais nous n’avons pas réussi.

 

Pourquoi?

Les banques veulent leur bénéfice en un mois ou deux, pas dans un an ou deux. Enfin nous avons décidé que ce n’était pas le moment pour notre café, qu'il falait attendre. Puis un jour a Alors que nous photo faite par Oulïanacherchions une ampoule nous avons trouvé un magasin du chocolat "Chocolatier" qui venait juste d'ouvrir. Nous avons y acheté une bonne plaque de chocolat français, 2,5 kilos. Nous l’avons goûté et nous avons compris que même le fameux chocolat de la fabrique “Babaévsky” n’entre pas en comparaison! Depuis ce temps nous n’achetons que ce chocolat-là. Et un jour j’ai fait des truffes avec. Bien que ce fut mes premières truffes on ne pouvait pas les comparer, elles aussi, avec celles de magasin! C’étaient des truffes de deux planètes différentes! Voici comment tout a commencé...

 

Vous avez tout fait vous-même, sans prendre des cours spéciaux?

Quand on a organisé les premiers cours dans "Chocolatier" – les cours consacrés aux truffes et aux bonbons rayés – je connaissais déjà. C’était en décembre 2010. Maintenant je continue à prendre des cours avec des chocolatiers parce qu’il faut toujours se développer et parce que j'ai beaucoup de choses à apprendre.

 

Cependant en février 2011 vous avez déjà fondé votre entreprise. Le commencement, était-il difficile?

Oh, oui! Surtout parce que mon enfant avait 2 ans 3 mois en ce temps-là... Je sortais de ma maison à six heures du matin et revenais vers onze heures du soir. Mon fils, je ne le voyais  presque  pas, c’était ma mère qui le soignait... C’est pourquoi j’ai mal au coeur aujourd'hui: la mère doit être avec son enfant tant qu’il est petit. Mais je ne pouvais pas attendre: mon affaire a commencé à prendre de l'ampleur! 

photo faite par Ouliana photo faite par Ouliana

Cette œuvre m’a ravi: une boule en dentelle au chocolat. Elle a un cœur de chocolat dedans car Oulïana l’a fait pour Saint Valentin qu’on fête maintenant en Russie aussi. La dentelle fragile a été d’abord dessinée sur une forme en silicone et puis retirée d'elle très délicatement. Un vrai travail de joaillier, non?

Il me semble qu’après l’argent c'est la recherche d'un local qui fait le plus grand problème de toutes les entreprises à Moscou. Comment avez-vous résolu cette question?

Par la magie. Pour le Nouvel An j’ai offert une boite de chocolat à mon cousin. Il a goûté mes truffes et dit que “c’est un thème” et qu’il nous faut “l’avancer”. Il est devenu le directeur de mon entreprise. C’est lui qui s’occupe maintenant de tous les documents, des impôts etc. En outre, le propriétaire de ce café où je vends mes friandises est un des amis de mon cousin. Jadis les bâtiments voisins appartenaient à une usine.

Moscou, territoire de bureaux: une ancienne usine

On l’a fermé et ses locaux sont devenus des bureaux et au lieu de la cantine on a ouvert un café. Son directeur pensait avoir un étalage de desserts, ainsi nous nous sommes retrouvés.

Moscou, un café

Mais comment avez-vous trouvé vos clients? Ici aux magasins une plaque de chocolat coûte environ 1,2 euros. Votre prix – 260 roubles (environ 6,5 euros) pour 100 g des chocolats c’est le prix de la production de maisons de chocolat belges. 

Nous avons un autre problème. Les consommateurs ont déjà leur expérience négative avec les bonbons belges. Leur apparence est idéale mais ils n’ont pas de goût parce qu’ils sont trop vieux: leur chemin vers les consommateurs russes est trop long et un bonbon au chocolat est bon pendant un mois maximum, puis il devient... fade. Et qu'est-ce qui arrive? Les gens voient l’étiquette: “Chocolats faits main”, ils paient un prix élevé, ils les goûtent mais ils les trouvent sans du goût. Et c’est à dire, qu'ils n’achèteront plus de pareil. Mais ceux qui a goûté les miens, reviennent toujours.

 

     la suite: clic

photo faite par Oulïana

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Published by Plume de loin La Plume de loin - dans les Russes racontent
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La publicité que vous voyez à côté n'a aucun rapport avec mes textes. Son apparition provient de la nouvelle politique d'over-blog.

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Basil_de_Moscou_3.jpgDescription: je suis russe, j'habite Moscou et c'est ma ville qui est le personnage principal de mon blog. J'aimerais vous présenter un tel Moscou qui n'est pas officiel.
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