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26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 10:06

En Russie les experts prédisent une hausse des prix des vêtements en 2019 mais il semble que le marché russe prend les devants ;) Il engage déjà tout jusqu'à sa chemise ... ses chemises plutôt.

Sans blaguer : voici la traduction d'un article sur la location des habits - et celle des chemises en particulier. Disons que c’est un moment de vie russe :

Tout loué : quelques mots sur le marché moscovite du partage

Un nouveau service vient d’être lancé à Moscou – une fois par semaine, il livre des chemises hommes, propres et repassées. Une solution pour ceux qui n’ont pas de temps pour soigner leurs vêtements. Le site web du projet propose à choisir un abonnement pour 8 jours ou pour quatre semaines, indiquer le taille, les couleurs et puis attendre un courrier. Celui-ci fournira au client les chemises pour le délai choisi, puis vient pour les reprendre et fournir un nouvel lot. Cinq chemises à louer par semaine – ça coûte 3500 roubles (environ 45 euros).

En Russie, le soit-disant sharing est maintenant au sommet de la popularité. On peut louer les appartements, les autos, les vêtements et même la nourriture. Pourtant, comment ces services arrivent à survivre sur le marche russe ? Et à quel point les Russes sont prêts à partager les biens ?

 

Les économistes estiment que « le sharing » juste renforce la ségrégation par les revenus. Typiquement, ceux qui louent ne tiennent pas compte de la valeur des choses hors du sharing et finalement dépensent plus d’argent. Cependant, au fil du temps, ils y prennent goût et cela favorise l’apparition des services de ce genre.

 

Les entreprises proposant les biens à loué s’ouvrent en dépit de l’instabilité du marché russe. Elles ressentent bien la tendance et inventent de nouveaux services.

En réalité, elles sont souvent peu avantageuses pour les clients ainsi que pour les propriétaires – c’est l’avis du chargé de cours du département de l’économie appliquée de l’École des hautes études en sciences économiques Guenrikh Pénikas : « Chaque opération de ce genre comporte une marge énorme qui doit couvrir les périodes du temps mort. Mais si ces services sont demandés 100 fois moins que leur possibilité de l’utilisation, les pertes des entreprises sont importantes. D’autre part, il y a plusieurs risques qui augmentent aussi les frais. Ainsi on peut dire que de point du vue économique, c’est une tendance qui est populaire mais qui pas avantageuse ni pour les entreprises ni pour les clients. »

 

Toutefois, le service louant les chemises prétend à atteindre l’équilibre financier dans 6 mois. Une de ses fondateurs explique qu’ils comptent sur les « Millennials », la génération Y, qui sont plus disposés à l’expérimentation et moins attachés aux choses. « Le monde change et la soit-disant génération Z a une autre mentalité : nous voulons plus d’impressions. Ainsi par exemple on veut conduire des autos différentes, vivre dans les logements différents et concernant les vêtements – plutôt en essayer beaucoup et différents que s'attacher aux mêmes. En parlant du sharing des vêtements, moi, je peux renouveler ma garde-robe chaque semaine. Et cela me coûte moins, que tenir une garde-robe achetée une fois pour toute la vie. » - dit-elle.

 

Un des problèmes principaux du « sharing d’habits » — le stéréotype que ce n’est pas hygiénique si on s'habille aux vêtements d'autrui. Pourtant les organisateurs de la location des chemises soulignent : leurs articles subissent un nettoyage chimique méticuleux. De plus, le nombre de personnes prêtes à expérimenter augmente de plus en plus selon Maria, une étudiante qui fréquente les boutiques des vêtements de seconde main.

 

« Dans mon enfance, ma mère me suggérait de ne pas utiliser les choses d’autrui parce que ce n’était pas bon. Mes amis et moi n’avions jamais cette tradition de s’échanger des objets. A vrai dire, j’avais du dégoût pour cela. Puis, devenant adulte, j’ai commencé à comprendre qu’on désinfecte les articles et après il ne reste rien même si jamais il y avait quelque chose. Et puis, les articles que nous achetons dans les magasins, ils aussi peuvent être essayés par n’importe qui, il est peu important combien de fois on a utilisé les habits. Ce qui est important c’est ce que tu commences à les traiter pour les tiens. »

 

En 2017, l’entreprise internationale CBRE a questionné 13 000 consommateurs en Asie, en Europe et à deux Amériques. Le sondage a montré qu’une moitié d’habitants de la Grande Bretagne préfèrent de ne pas acheter les objets mais de les prendre à location. En Russie il n’y a pas d'études pareilles mais la tendance y est aussi évidente : à Moscou il y a environ 500 boutiques des vêtements de seconde main ce qui confirme la demande du « sharing ».

 

Au cours de l’année précédente le marché des services de location a eu une croissance de 20 pour cent, il a atteint 230 milliards de roubles (presque 3 milliards d’euros). Cela fait presque une moitié du budget destiné au programme étatique de l’économie numérique de la Russie.

Le titre original de l’article : Les chemises hommes à loué. Est-ce que le sharing des vêtements est d’actualité en Russie ?

Auteurs : Lilia Ponomariova, Anna Nikitina

Publié le 26 septembre 2018 sur le site web du radio Kommersant : clic

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Basil_de_Moscou_3.jpgDescription: je suis russe, j'habite Moscou et c'est ma ville qui est le personnage principal de mon blog. J'aimerais vous présenter un tel Moscou qui n'est pas officiel.
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