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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 07:36
J’ai trouvé aujourd’hui un article qui est très intéressant pour moi parce que, premièrement, c’est un article sur Eugène Onéguine et deuxièmement il est écrit par un Français! L’œuvre illustre du Pouchkine est un de mes livres préférés. Je le relis souvent, aussi parce que je trouve, que relire la littérature classique c’est nécessaire pour chaque rédacteur et traducteur russe. En travaillant avec des textes contemporains il faut soutenir de temps en temps le goût littéraire. Autrement la qualification se perd facilement.
Mais il faut avoir quelque chose de plus pour pouvoir comprendre les œuvres qui sont écrites en une langue étrangère! Et cette ouïe littéraire d'auteur d'article m’a étonné. Je veux dire encore que c’est très difficiles de faire la traduction de la poésie, surtout de la poésie de Pouchkine... surtout du “Eugène Onéguine”. Outre les difficultés techniques (le rythme, la rime etc) il y a des difficultés du sens. La langue du Pouchkine inclut beaucoup des détails de la vie passée. Et c’est pourquoi les lignes du “EO” ont souvent le fond double.
Par exemple au le début de la troisième strophe du deuxième chapitre Pouchkine écrivait qu’Onéguine s’est installé à la maison où pendant quarante ans son parent “écrasait des mouches”. Est-ce que cette phrase est traduite littéralement? En russe l’expression “écraser des mouches” a le même sens que “boire comme un trou” en français. Ça fait l’effet double comique. Et tout le roman est percé par des expressions toutes faites. Mais le traducteur, qu'est-ce qu'il doit faire???

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Published by Plume de loin La Plume de loin - dans vie quotidienne
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commentaires

Agathedepower 01/10/2010 13:43


Non! Mais elle ne me critique pas non plus. On s'entend bien. :o)


Agathedepower 29/09/2010 13:36


marrant...je decouvre votre blog grace a un autre blog...de couture...
J'ai etudie l'anglais et le russe dans une ecole pour traducteurs et interpretes, il y a tres tres longtemps. La regle d'or est de rester fidele, le plus possible, mais dans des cas complexe
d'expressions idiomatiques, il faut, a tous les coups avantager le sens et peut-etre meme la forme... traduire une expression par une expression... mais effectivement, d'un point de vue
"scientifique" et didactique, moi, j'adore les notes en bas de page qui expliquent comment on en est venu au resultat. Cela permet de ne pas se sentir trompe si on connait un peu la langue de
depart et a ne pas se faire d'idees fausse sur sa propre interpretation. Il est super votre blog. J'ai sejourne une seule fois a Moscou et n'ai pas eu beaucoup l'occasion d'y pratiquer mon russe,
parce que beaucoup de Russes parlaient bien le francais et ils avaient fort envie de le parler avec de "vrais" francophones. J'ai garde un merveilleux souvenir de mon voyage en Russie et de
l'accueil qui nous y a ete reserve. A Bruxelles, ou je vis, les Russes sont de plus en plus nombreux, mais tres discrets. Ils s'integrent assez rapidement a la societe locale. Du coup, pour
m'entrainer un peu, de temps en temps...comme d'autre chantent, moi, je parle russe sous ma douche :o). Bien a vous, Agata


La Plume de loin 01/10/2010 13:10



Merci pour votre visite et pour votre commentaire, Agata.


Je vous comprends très bien car je traduisait des auteurs français - c'était un travail passionnant!


Est-ce que la douche vous répond? :)



Maedes 18/04/2009 17:08

Hé oui! tout le problème est là!!!!!!! Les traductions ne sont que le pâle reflet de l'oeuvre originale.... Je viens encore de le constater lors de ma lecture du roman de Carlos Ruiz Zafón : la sombra del viento, dont j'avais lu la traduction en France... Mais ces traductions ont le mérite de faire connaître l'oeuvre.... et ça c'est chouette!

Xygne 26/03/2009 11:53

Bonjour Plume,
J'ai été ravi de découvrir ce billet (ce post) sur Eugène Onéguine et, au-delà, par le blog tout entier. Je le trouve plein de grâce et de gentillesse, et cela me touche.
Si je suis tombé sur ce billet traitant de la traduction d'Eugène Onéguine, c'est que de mon côté, j'ai écrit un billet inspiré moins par EO lui-même que par une lectrice passionnée d'EO.
Ce qui est tout à fait différent. Chaque lecteur recrée l'oeuvre, avec sa sensibilité et sa subjectivité. Et c'est donc à propos d'une lectrice bien précise que j'ai écrit mon billet. J'y évoque une nouvelle de Tchekhov.
Ce billet est accessible à l'adresse :
http://auteur.blog.fr
Je serais enchanté d'être en correspondance avec vous, en tout cas je pense que si l'occasion d'un nouveau billet concernant de près ou de loin la littérature russe, je recommanderai chaudement votre blog.
Mmm... J'ai été dans ma jeunesse un grand lecteur de romans russes, mais en traduction.
Ma dernière lecture : René Char, Allégeance.
Un seul poème suffit pour nourrir bien des jours.
Merci encore pour ce blog charmant et délicieux,
Xygne, de loin, hélas ;)

La Plume de loin 30/03/2009 07:43


Bonjour Xygne! Merci pour votre visite et pour votre commentaire.
Je suivrai ce lien que vous avez donné. C'est vraiment très-très intéressant de savoir les opinions et les impressions données par la littérature russe aux étrangers.
Avez-vous lu les auteurs russes contemporains?
Amicalement


alouette 30/01/2009 09:25

bonjour Plume,
désolée que tu aies été malade et de t'avoir un peu bousculée ; j'espère que tu vas mieux maintenant !
merci beaucoup pour tes explications très intéressantes, que je transmettrai à mon amie
cela illustre bien aussi la difficulté à traduire des langues aussi différentes que le russe et le français
bonne journée !

La publicité que vous voyez à côté n'a aucun rapport avec mes textes. Son apparition provient de la nouvelle politique d'over-blog.

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